| Ca c'est moi, un 25 décembre, pour l'année je dirais 1985 mais ça reste à vérifier
Revenons au basiques de ce blog, revenons au coeur du 3615 mavie, revenons aux anecdotes personnelles qui n'intéressent personne d'autre que celui qui les écrit.
Il y a environ 2 jours, je me suis dit que je ferais bien de noter quelque part les souvenirs suivants, concernant des rencontres avec différents objets technologiques qui, à l'époque, m'avaient marqués. Comme ça si des extra-terrestres m'enlèvent et effacent précisément ces souvenirs de ma mémoire, j'aurais toujours une copie de sauvegarde pour les récupérer.
Première anecdote : la télé couleurs. Estimation : 1985.
Je suis en grande section de maternelle, école René Guy Cadou. Il me semble que la scène se passe un samedi, donc logiquement il n'y a école que le matin. Sortie d'école : ma mère me dit qu'il y a une surprise à la maison. Mystère. Excitation. Arrivés à la maison, fin de cette insoutenable attente. La surprise est le remplacement de notre télé noir et blanc par une télé couleurs. Le soir, Disney Channel sur FR3. Je vois un épisode de Winnie l'Ourson en couleurs pour la première fois. Mais, attendez c'est quoi ce bordel, en fait il n'y a que Bourriquet qui est vraiment gris, Tigrou est orange, Winnie est jaune avec un t-shirt rouge, Porcinet est rose. J'hallucine.
Deuxième anecdote : le jeu électronique. Estimation : 1988.
Classe de neige à Murat, Cantal. Je passe sur l'histoire de fantôme montée de toute pièce par 2 ou 3 connards qui ont bien fait flipper tout le monde avec leurs conneries (heureusement ils ont fini par se faire interpeler par les accompagnateurs). François M., qui plusieurs années plus tard sera surnommé Miche ou Quiche (les avis des historiens sont partagés sur ce point, le problème étant la présence d'un jumeau qui porte l'autre surnom, mais on ne sait pas lequel), est équipé d'un jeu électronique. L'écran doit faire environ 3cm de diagonale, l'objet se présente sous une forme à peu triangulaire, en plastique vert. C'est un jeu de tennis, dans lequel des balles arrivent du fond du cours, suivant 4 ou 5 trajectoires prédéfinies, et à un rythme croissant. Le but du jeu, évidemment, est de rattraper les balles avec le personnage en bas de l'écran. Maintenant que j'y pense, c'est très chiant comme concept de jeu. Mais à l'époque ça me semblait génial, même si François M. - futur Miche/Quiche - était plus fort que moi. Quelque temps plus tard, je serai équipé du même jeu, sauf que ce sera du hockey sur glace.
Troisième anecdote : la console. Estimation : 1989-1990.
Au début je ne suis pas complètement convaincu, mais finalement je me laisse tenter (sauf erreur de chronologie mémorielle, le déclic a pu être l'essai d'une NES chez Yann C. et/ou d'un VideoPac Philips chez ma tante) et je finis par me retrouver équipé d'une Atari 2600, qui est installée dans ma chambre sur la vieille télé noir et blanc (oui, celle qui était en vacances depuis 1985 et l'arrivée de la télé couleurs). Et là c'est le début d'une grande saga, qui me conduira ensuite à la Sega Master System, puis à l'Amiga 600 (après avoir hésité avec une Megadrive), puis à l'Amiga 1200, puis à la Playstation, puis (après une période PC sans console) à la Gamecube, puis à la Wii, et enfin à la Xbox 360, en attendant la suite.
Quatrième anecdote : le magnétoscope. Estimation : 1992.
Je suis au collège. Pas mal de mes copains ont un magnétoscope chez eux, mais chez nous pas encore. Pourtant ça a l'air indispensable, pouvoir enregistrer tout se qui passe à la télé, à une époque où il y a des trucs géniaux qu'on a envie de voir plusieurs fois, comme les émissions des Inconnus. Quelle n'est pas ma joie lorsque mes parents décident (enfin) d'acquérir ce fameux appareil venu du futur. Toute la famille direction Leclerc, rayon Hifi-Vidéo. Comparaison des modèles, recherche du meilleur rapport qualité/prix. Achat de l'engin, d'une ou deux cassettes vierges, et d'une VHS de Laurel & Hardy en solde, parce que bon quand même faut bien pouvoir profiter du matériel tout de suite, et hop c'est parti pour un nouveau monde d'enregistrement et de visionnages à volonté. Le premier enregistrement fut programmé par moi-même ; c'était Hibernatus (avec Louis de Funès), choisi surtout parce qu'il passait par là très peu de temps après l'achat du dit magnétoscope.
C'est l'année de l'acquisition de mon premier CD. Oui je sais, c'est assez tard. En fait, jusqu'au lycée, je n'écoutais pratiquement aucune musique, à part les génériques de dessins animés du Club Dorothée qui étaient vendus en compilation sur cassettes, réinterprétés par des groupes non officiels, sûrement parce que les versions originales par les Musclés ou l'orchestre de J.-F. Porry ça coûtait trop cher. Puis j'ai eu une phase musique de jeux vidéo, avec des enregistrements faits maison à partir de jeux sur Amiga essentiellement (qui était plutôt bon au niveau son, soit dit en passant). Jusqu'à découvrir Queen en seconde au lycée, sous la forme de cassettes copiées illégalement, ce qui ne manqua pas de couler l'industrie musicale mais c'est une autre histoire.
Ce premier CD, donc, c'est Sheer Heart Attack, de Queen, acheté dans un centre commercial de Nantes, en même temps que ma Playstation (1290 francs à l'époque si je me souviens bien), capable de lire les CD audio. Je me souviens encore de la première écoute, avec le bruit de fête foraine en introduction de Brighton Rock. C'était cool. Ensuite j'ai joué à WipEout 2097, c'était cool aussi.
Sixième anecdote : le internet. Estimation : 1998.
Voilà, maintenant je vous mets au défi de faire encore plus chiant en racontant vos propres anecdotes de rencontres technologiques, dans les commentaires ci-dessous.