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24 avr. 2013

Yes we catch, Arte, 22h30 aujourd'hui



Ca a l'air bien.

Yes we catch! est un voyage documentaire à la rencontre des lutteurs dans trois pays. Trois pays, trois façons de vivre le catch :
  • les États-Unis, où le pro-wrestling est un secteur-clé de l'industrie des loisirs, et où les stars du ring sont plus célèbres encore que leurs homologues d'Hollywood
  • la France où le spectacle, qui s'apprend et se joue dans les gymnases de province, réactive la nostalgie du catch à papa qui fit les grandes heures de la télévision des années 1960, avec le Petit Prince ou le Bourreau de Béthune
  • Enfin, le Mexique où la Lucha Libre est une véritable religion populaire, une catharsis avec des luchadores célébrés comme des demi-dieux...

3 mai 2010

Les infiltrés : death metal


Le tome 7 de Detroit Metal City, sorti il y a une dizaine de jours, confirme la volonté de l'auteur d'atteindre un niveau de réalisme extrême, quasi documentaire. On apprend ainsi, par exemple, que les chanteurs de metal utilisent fréquemment des ressorts, qu'ils placent entre leur langue et leur palais, afin de pouvoir articuler plus rapidement (le débit des paroles étant un critère de sélection dans la grande course darwinienne du metal). Cette technique permet ainsi de prononcer jusqu'à 12 "rape" à la seconde. Johannes Krauser II parvient quant à lui à 12,5 "rape" à la seconde, sans faire appel à cette technique qui s'apparente à de la tricherie. Mais Johannes Krauser II est l'empereur du death metal, c'est normal que ses exploits soient surhumains.

Quoi qu'il en soit, autant de réalisme dans un manga, c'est simple, on dirait un reportage des inflitrés présenté par David Pujadas. Vivement le tome 8 (sortie prévue le 8 juillet 2010) pour encore plus d'informations véridiques.

PS : attention l'image ci-dessous extraite de DMC tome 7 peut-être considérée comme un spoiler

31 mars 2010

Le jeu de la mort : la grosse arnaque de France 2


Je réagis tardivement à cette émission diffusée il y a deux semaines sur France 2 (et dont j'avais parlé ici, pensant à l'époque que ce serait intelligemment construit). A cause de ce retard je rate le buzz ramdam qui a entouré la diffusion mais ça n'est pas très grave, cette phrase servant surtout à placer le mot ramdam qui remplace désormais le mot buzz sauf si on est un connard de traître qui préfère les anglicismes à notre bonne vieille langue française identité nationale marseillaise drapeau bleu-blanc-rouge non aux mosquées.

Rappel des faits pour ceux du fond qui ne suivent pas : France 2 souhaitait éclairer ses chers téléspectateurs au sujet du pouvoir de la télévision, en reproduisant l'expérience de Milgram transposée sur un plateau de jeu télévisé. Le faux scientifique de l'expérience originale était remplacée par une fausse animatrice de jeu, qui poussait les candidats à envoyer des (fausses) décharges électriques de plus en plus fortes à un (faux) autre candidat. Les cobayes-candidats n'étant bien entendu pas au courant que tout était faux. Le principe de l'expérience est de savoir jusqu'à quel point ces candidats sont prêts à obéir à une autorité qui leur donne des ordres contraires à leurs valeurs.

A l'issue de l'expérience présentée dans l'émission, les organisateurs constatent un taux d'obéissance de 82% : sur l'ensemble des candidats testés, 82% sont allés jusqu'à la décharge électrique la plus élevée, sous la pression de l'animatrice du jeu. Conclusion du gros scientifique barbu, garant de la haute valeur scientifique du programme : "82% c'est très élevé. La télévision dispose donc d'une autorité telle qu'il s'agit d'un pouvoir totalitaire".

France 2 entendait également, par cette émission, dénoncer les méchantes chaînes privées qui font de la télé-réalité avec des fermes, des lofts, des faux millionnaires et toutes ces sortes de choses. Bouh les vilains.


(interlude: photo pour détendre l'atmosphère)

Le problème est que le raisonnement présenté dans l'émission est idiot. Ce qui a été testé dans cette expérience, ce n'est pas le degré d'obéissance d'individus face à l'autorité de la télévision. Ce qui a été testé, c'est le degré d'obéissance de joueurs face au maître du jeu (l'animatrice présente sur le plateau). D'ailleurs l'expérience de France 2 l'illustre elle-même : pour une petite partie de l'échantillon testé, l'animatrice quitte le plateau et laisse les candidats poursuivre le jeu seuls ; on constate alors que le taux de rebellion (candidats qui arrêtent d'envoyer des décharges alors que la règle du jeu l'impose) augmente très fortement. Pourtant les candidats sont toujours dans le cadre du jeu télévisé.

Par honnêteté intellectuelle, la moindre des choses eut été de réaliser la même expérience, mais sans le cadre télévisuel, en organisant exactement le même jeu, en public, mais sans les caméras et sans que ce soit présenté comme organisé par une chaîne ou un producteur de télé. En isolant le paramètre "diffusion télévisée" on aurait ainsi pu mesurer le bonus d'autorité dont bénéficie un maître de jeu lorsque le jeu en question est télévisé. On aurait encore été loin de ce qui était supposé être évalué (l'autorité de la télévision), mais au moins le protocole expérimental aurait été à peu près cohérent.

Quant à la mesure de l'autorité de la télévision, elle devrait porter sur l'obéissance des téléspectateurs, et non des participants qui sont sur les plateaux de télévision. Sinon ça revient par exemple à dire qu'on peut évaluer l'autorité du curling en mesurant le taux de joueurs de curling qui ne respectent pas les décisions de l'arbitre lors d'un match.

L'expérience aurait pu être la suivante : on présente à deux panels d'individus de même constitution une même information dont ils peuvent tous savoir qu'elle est fausse, en faisant un léger effort de réflexion.

Les deux panels reçoivent l'information par la voix d'une personne inconnue mais présentée comme expert du sujet traité dans l'information. Pour le premier panel, la transmission de l'information se fait dans le cadre d'une conférence ou par un article de journal (par exemple). Pour le second panel, la transmission de l'information se fait par une émission de télé. On interroge ensuite les individus afin de voir s'ils ont admis ce que l'expert leur a présenté. On compare les taux d'acceptation de l'information obtenus par chacun des deux panels. On en déduit la valeur du bonus (ou malus) de crédibilité de l'expert lorsque son message est transmis par la télé ; ceci donne une image du pouvoir de persuasion de la télévision par rapport à d'autres médias.

Cette émission qui se voulait une dénonciation du pouvoir totalitaire de la télévision utilise donc finalement les méthodes de communication des pouvoirs totalitaires : le réalisateur prend des faits, et à partir de cette base il élabore un raisonnement qui ne tient pas debout mais qui lui permet de délivrer un message idéologique, supposé démontré par les faits.

Finalement, cette émission est donc une très bonne illustration de ce qu'elle était supposée dénoncer. Quelle ironie. A moins que ce ne soit volontaire, et que dans trois mois France 2 nous dise : "En réalité cette émission était un leurre, un simple rouage dans notre véritable protocole expérimental. Après la diffusion de l'émission, nous avons mesuré par sondage le taux d'acceptation des conclusions de l'émission par ses téléspectateurs. Nous avons constaté que 60% des personnes interrogées ont accepté notre raisonnement, qui était pourtant parfaitement et évidemment stupide. On peut donc en déduire que la télévision a une assez forte autorité sur son public puisque plus d'une personne sur deux a cru à nos conneries. Ce plan machiavélique a été imaginé par Arlette Chabot et David Pujadas, ces véritables Machiavel des temps modernes." Alors là ça serait très fort.

En fin de compte, le vernis scientifique de cette émission étant rapidement dissout en raison du raisonnement complètement biaisé, que reste t-il donc qui fait que cette émission était malgré tout amusante à regarder ? Tout simplement le fait de voir des vraies personnes se faire piéger par une production télévisée, la curiosité de savoir à quel moment ils vont craquer, l'envie de savoir s'ils seront plutôt gentils ou méchants. Autrement dit, ce sont les ingrédients de base de la télé-réalité qui font que cette émission était intéressante. Quelle ironie, pour une émission anti-télé-réalité. Ca nous fait une double dose d'ironie pour une même émission.

27 avr. 2009

Zone Xtrême

http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L450xH300/zoneXtreme010-e5718.jpg
Un faux jeu dans lequel de vrais candidats envoient de fausses décharges électriques (mais ils croient que c'est des vraies) à un faux candidat. Le tout pour une émission qui devrait passer sur France 2.

Je suis sûr que ça va faire un scandale quand ça va sortir et que des gens vont rapidement atteindre le point Godwin.

> Détails ici : Téléctrochoc - "Libération a suivi le tournage d’un documentaire de France 2 qui met en scène un «jeu» où le candidat croit infliger des chocs électriques au perdant."

26 avr. 2009

Deadliest Warrior

http://msxb-d3.vo.llnw.net/CONTENT/IMAGES//84/0e185fcc-63ab-4118-beec-ea88f0d64584.jpg
Qui est le plus fort entre un ninja et un guerrier spartiate (note : illustration ci-dessus non contractuelle) ? C'est ce que vous saurez en regardant l'émission Deadliest Warrior ici.

Enfin une émission historique sérieuse dans laquelle s'affrontent les combattants de toutes les époques et tous les continents. Ca me fait penser à Civilization. Civilization mélangé avec de l'Ultimate Fighting.

14 févr. 2009

Lost in La Mancha

Lost in La Mancha

Le pitch : Lost in La Mancha est un film documentaire sur le tournage inachevé du film de Terry Gilliam, L'homme qui tua Don Quichotte. Une sorte de gros making-of d'un film qui n'existe pas. Un bonus de DVD sans le DVD.

Ce documentaire (diffusé sur Arte il y a quelques jours) donne envie de pleurer, et en même temps de rire tant l'accumulation d'emmerdes qui tombent sur le dos de Terry Gilliam est invraisemblable. Mais à la fin quand même envie de pleurer. Ca commence doucement, pendant toute la pré-production, où on sent que c'est déjà un peu mal engagé : les acteurs, les costumes, les décors sont éparpillés un peu partout en Europe à seulement quelques jours du début du tournage. Le contrat de Vanessa Paradis, premier rôle féminin, n'est même pas signé.

Mais c'est véritablement lors du tout premier jour de tournage que la malédiction apparaît dans toute sa splendeur. Jean Rochefort, qui joue Don Quichotte, a une infection de la prostate et a donc du mal à monter à cheval. Les figurants n'étaient pas présents aux répétitions organisées 2 jours plus tôt et ne savent donc pas ce qu'ils doivent faire. Le lieu du tournage, dans le désert à 4h de route de Madrid, se trouve à proximité d'une base de l'OTAN. Régulièrement, des F16 survolent le secteur, couvrant les dialogues des acteurs du son mélodieux de leurs réacteurs supersoniques. Puis la météo décide d'en rajouter une couche. Un orage de grêle s'abat sur le plateau, endommageant une partie du matériel et modifiant totalement le paysage, qui n'est plus rouge et aride mais jaune et humide.

Interlude pour vous reposer de toute cette lecture rébarbative : la bande-annonce de Lost in La Mancha


Fin de l'interlude

Le pauvre Terry Gilliam, qui rêve de réaliser ce film depuis plus de 10 ans, perd peu à peu tous ses soutiens, les producteurs (dont deux avec un gros accent français) qui voient leur investissement de plus en plus mal engagé, les membres de l'équipe de tournage perdus dans cette aventure, jusqu'à son bras droit, l'assistant réalisateur, qui finit par se retirer. Les problèmes de santé de Jean Rochefort, qui l'empêche de revenir sur le tournage pendant au moins plusieurs semaines, conduisent finalement à l'abandon du tournage. Quant à Johnny Depp, (qui joue le rôle d'un publicitaire transporté à l'époque de Don Quichotte et confondu par celui-ci avec son écuyer Sancho Pansa, on ne sait pas trop ce qu'il pense de cette galère dans laquelle il s'est embarquée), mais il continue de faire son job (notamment une scène dans laquelle il insulte un poisson).

A chaque nouveau problème, on a de la peine pour Terry Gilliam. C'est exactement pareil que quand Calvin commande sa casquette à hélice avec les points qu'il a accumulé en mangeant je ne sais combien de boîtes de bombes sucrées au chocolat, imaginant pendant tout ce temps qu'il pourra voler au-dessus de la ville avec sa super-casquette. Quand il la reçoit après de longues semaines d'attente, il casse le moteur en essayant de la monter, puis après réparation, il s'aperçoit qu'en fait elle ne vole pas vraiment.

Allez une dernière petite emmerde pour la route : la compagnie d'assurances qui couvrait le tournage fait les fonds de tiroir pour compenser ses pertes, et récupère notamment les droits du film. Il n'est donc plus possible de tourner le film sans son accord. A la fin, Terry Gilliam n'a plus rien, et finit par se dire que c'est peut-être mieux comme ça, avec le film simplement vu et revu dans sa tête.

Fin.

Mais non attendez ce n'est pas fini ! Lost in la Mancha est sorti en 2003. Mais depuis il s'est passé des trucs. Apple a lancé son iPhone à la con et trop cher pour ce que c'est (comme tous les produits Apple), Derrick est mort, mais surtout Terry Gilliam a récupéré en 2008 les droits sur son projet.

L'homme qui tua Don Quichotte revient donc d'entre les films morts, pour une nouvelle tentative de tournage en 2009, et une sortie prévue actuellement pour 2011. Johnny Depp est toujours là, par contre ce sera sans Jean Rochefort, qui pourrait être remplacé par Michael Palin, un autre Monty Python (selon une rumeur).

Y aura-t-il donc finalement un méga happy-end à cette triste histoire ?


> The man who killed Don Quixote (wikipedia)
> Lost in La Mancha, la vidéo intégrale (1h29) sur Google Vidéo (attention : qualité d'image pas géniale, et sous-titres en espagnol)

20 janv. 2009

Polysics - Colon / BBC - Japanorama


Si j'ai bien compris, ceci est à la fois le clip de la chanson de Polysics 'Colon' et le générique de la série de documentaires de la BBC, Japanorama. Série que vous pouvez télécharger ici mais je vous le déconseille car c'est illégal, alors encore une fois vous allez faire pleurer Pascal Nègre, et encore une fois Garou va vous faire les gros yeux.

La série Japanorama c'est ça (la flemme de traduire) :

A six-part TV series focusing on Japanese films, TV shows, anime, manga & culture, hosted by Jonathan Ross. Interviews include those with Lone Wolf and Cub comic writer Kazuo Koike, director Takeshi Miike, and many more. Jonathan Ross visits the set of the current Ultraman TV series, allows two former Godzilla actors to stomp model buildings, and speaks with Japan's top animators. Clips include those from Ringu, Spirited Away, Audition, Godzilla pics, some of Akira Kurosawa's films, Babycart movies and many more. Manga artist Junko Mizuno, who is interviewed, provides cartoon characters that are used throughout the series.

Episode 1: Science Fiction
- "Ultraman", with interview with the director. A long interesting feature.
- "Tetsuo: The iron man" (1998). Interview with director.
- Games, interview with the CEO of UGA.
- Etiquette: How to enter a room.
- Astro boy (1963), and Akira. Short features.
- "Ghost in the shell" and "Avalon", interview with director (Mamoru Oshii)
- Robot pets, and robotpeople.
- I.K.U., a movie on hi-tech sex.

Episode 2: Entertainment
- "Water boys"
- "Cupheads"
- Etiquette: How to laugh.
- JPOP Idols
- Interview with Hideaki Anno but mostly footage from the live movie "Love and Pop" (1998).
- "Hostbed" , this is how internet was meant to be.
- A interview with Miyazaki. Loads of footage.
- Battle Royale

Episode 3: Sex
- "Warm water under a red bridge",
- "Paradise TV", 24 hour erotic stuff.
- "The realm of the senses". Interview with directors etc.
- "Kings of pink", a bunch of offbeat erotica/artsy movies.
- Etiquette: Chopsticks!
- Arousing anime! Starts of with "Plastic Little" (1994).
- "Legend of the overfiend" (1989). tentacles!
- "Figure" (2001), cosplay with masks.
- "Tokyo Decadence", back to mainstream SM erotica.

Episode 4: Yakuza
- "Tokyo drifter" (1966)
- "Branded to kill" (1967)
- "Brother" (2000), interview with Takeshi Kitano
- Etiquette: How to exchange business cards.
- Interview with the director Takashi Miike. "City of lost souls" (2000), "Audition" (1999), "Ichi the killer" (2001)
- Reality TV, "Crybaby". Interview with producer and winner.
- Pizzicato 5, interview.
- Defining the difference between anime and cartoons. "The professional: Golgo 13" (1983)

Episode 5: Swords
- Manga. "Lone wolf & cub". Interview with "Kazuo Koike". Excerpts from live movies.
- Etiquette: How to bow
- "Zatoichi and the one armed swordsman" (1971)
- "Samurai Fiction" (1998), interview with director. "Red shadow".
- "Ninja scroll"
- Breadman
- "Onibaba" (1964)
- Kanasisters (???)
- "Supercar"/"White surf style no.5".
- "Seven Samurai" (1954)
- "Yojimno" (1961), hosts favourite from Akira.

Episode 6: Horror
- Interview with an architects, and godzilla actors.
- Etiquette: Numbers
- "Kwaidan" (1964)
- "Scarecrow" (2001)
- "St.John's Wort" (2001)
- "Ring" (1998), interview with the director. and "Ring 2"
- "Barefoot Gen" (1983), interview with writer.
- Junko Mizuno, interview
- Interview with "Dir en grey" and fans

12 mai 2008

Metallica en fait ils sont sympas

L'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/2/24/Metallica_-_St._Anger.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Aujourd'hui j'ai regardé le film documentaire Metallica - Dans l'intimité d'un monstre (titre original : Metallica - Some kind of monster, ce qui ne veut pas dire la même chose mais bon). C'est passé sur Arte il y a quelques jours. Comme quoi Arte, la plupart du temps c'est chiant, mais de temps en temps ils passent des trucs marrants ; c'est quand même la seule chaîne en France sur laquelle j'ai vu passé les films des Monty Pythons. Enfin bref.

Le documentaire raconte la réalisation du dernier album du groupe, St. Anger, sorti en 2003. Je n'y connais absolument rien en Metallica, mes connaissances en la matière se limitant à mon cousin qui me disait que c'était trop bien, il y a environ 15 ans, et à la chanson One qui est dans Guitar Hero 3 et qui est probablement la première de leurs chansons que j'ai écoutée en entier et plusieurs fois (suite à Guitar Hero j'ai quand même emprunté St. Anger et ... and Justice for All à la médiathèque, faut pas déconner).

Ce qui est cool dans ce documentaire :
- il y a une putain d'ambiance de merde dans le groupe, surtout entre le chanteur/guitariste James Hetfield et le batteur Lars Ulrich (ouais alors là la grosse honte, avant de voir le documentaire je croyais que c'était le chanteur du groupe, je sais pas pourquoi ; probablement parce que c'est le seul nom de membre de Metallica que je connaissais). C'est hallucinant de voir à quel point ils ont l'air de pas du tout s'entendre, en fait on se demande comment ils peuvent être dans un groupe ensemble.
- ces mecs, qui sont censés être des gros durs, suivent une thérapie de groupe avec une sorte de psy pas du tout rock'n'roll qui sort des phrases du genre "il y a une différence entre la déprime et la tristesse", ou alors qui analyse tout, par exemple quand il se fait virer par le groupe, il reste calme, il dit juste : "j'ai l'impression que la confiance entre nous est défaillante" (ou quelque chose comme ça). Ils paient ce mec 40000 dollars par mois. Ca me fait penser à Mafia Blues, quand j'y repense.
- à un moment, ils engagent leur nouveau bassiste. Ils lui filent un million de dollars comme cadeau de bienvenue, pour le motiver.

Et d'autres trucs cools que j'ai déjà oubliés.

10 avr. 2008

Young Yakuza


Avant-hier soir sur Arte, il y avait un documentaire/film sur la mafia japonaise, Young Yakuza. C'est l'histoire d'un jeune (20 ans) Japonais qui est en échec scolaire, alors sa mère décide de le confier à un clan de yakuza pour qu'il fasse quelque chose de sa vie. Un peu comme Le Grand Frère de TF1, sauf qu'ici le grand frère est un chef de clan de la mafia locale.


[la bande-annonce]

Bon en fait cette histoire est surtout un prétexte, le film parle plus des yakuza que de ce stagiaire. Bien entendu on ne voit pas de crimes : le boss, s'adressant à la caméra, rappelle qu'il y a la société normale, où les yakuza ont des activités légales et la société underground des yakuza avec tout le business moins légal, et que l'accord pour que le documentaire soit tourné, c'est que la partie underground ne soit pas mentionnée.

Ce qui est hallucinant dans cette histoire, c'est que ces mecs ont l'air tout à fait normaux. Le clan de gros caïds fait le ménage dans le bureau du chef, lui apporte son thé avec la minutie habituelle de ce genre d'opération au Japon. Au changement d'année, il y a les voeux de l'"entreprise" où le chauffeur du boss dit que cette année il essaiera d'être un chauffeur encore meilleur, etc.

En fait, on a pratiquement l'impression de voir une entreprise normale. Le boss s'inquiète d'ailleurs du recrutement : il cherche comment redonner du rêve et de l'espoir aux jeunes pour qu'ils rejoignent les yakuza.

La police distribue des autocollants aux commerçants "Entrée interdite aux organisations criminelles". Et les yakuza ont l'air tout tristes : "Pourquoi on est mis à l'écart comme ça ?" C'est surréaliste.

Un été, ils organisent un barbecue au bord d'une rivière. Pendant une séquence de 2 ou 3 minutes, on voit 5 yakuza en train de se déplacer tout doucement dans la rivière, en fixant le fond. On imagine qu'ils cherchent un cadavre ou un truc comme ça. Un truc de criminel quoi. Dénouement de la scène : un des yakuza s'exclame "Je les ai !" Il sort de l'eau des lunettes de soleil : un d'entre eux avait fait tombé ses lunettes dans la rivière.

Hallucinant.

> La fiche du film sur Premiere.fr
> Un article sur Young Yakuza sur Liberation.fr

30 nov. 2007

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