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2 juin 2010

Les jeux vidéo rendent alcooliques

Lu dans 20 Minutes aujourd'hui, à l'intérieur d'un article consacré à l'alcoolisation excessive des jeunes :
La génération Facebook, surstimulée et «mise en condition addictive par la télévision et les jeux vidéo», selon Henri Gomez, alcoologue, a besoin de sensations fortes, et particulièrement en fin de semaine.
Balèse.

12 sept. 2009

"C'est vert, orange, violet, fluo, baveux, ça va vite, ça cogne, ça tue, ça détruit, ça explose, ça implose."



"C'est vert, orange, violet, fluo, baveux, ça va vite, ça cogne, ça tue, ça détruit, ça explose, ça implose." Dès 1993 (date de la vidéo ci-dessus), Christine Ockrent sait comment les journalistes vont considérer les jeux vidéo pendant les 20 prochaines années. Quelle visionnaire.

Le reportage est un peu plus équilibré, mais contient quand même un certain Yohan Chekroun, 15 ans, qui le soir voit des personnages de jeux vidéo au pied de son lit, ça lui fait vraiment très très peur, il transpire, et la nuit il rêve qu'il meurt.

Et bien sûr, on n'oublie pas d'insérer une petite dose d'épilepsie, puisqu'on est encore seulement quelques mois après l'Affaire de ce petit Anglais assassiné par Super Mario.

On apprend au passage le classement des héros préférés des adolescents en 1993 :
1. MacGyver
2. Patrick Bruel
3. Super Mario

21 août 2009

Les jeux vidéo rendent obèses et dépressifs


Ah, ben voilà, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu droit à une petite vague d'articles sur les dangers insoupçonnés des jeux vidéo.

Après la dangereuse et nouvelle maladie directement liée aux jeux vidéo (ce nouveau fléau totalement inconnu de l'humanité jusqu'à l'invention de la Playstation a été baptisé "ampoules aux mains"), voici la nouvelle grande découverte de chercheurs américains, relayée avec une jouissance à peine dissimulée par de nombreux sites d'actualités à travers le monde :

"Les adultes adeptes de jeux vidéos peuvent souffrir de dépressions plus graves et peser plus lourd que ceux qui ne jouent pas"
(je l'écris en gros pour que ça fasse plus peur, c'est une technique secrète de journaliste professionnel)

Bien entendu, tout scientifique sérieux sait que si on constate que des individus ayant une particularité X sont sujets à un facteur Y, le lien de causalité entre X et Y est immédiatement démontré. C'est évident.

Par exemple, on sait que les hommes utilisant une canne pour marcher sont plus souvent chauves que les hommes qui se déplacent sans canne. Comment ne pas en déduire que l'usage de la canne est une cause de calvitie ? C'est pourtant évident.

De même, on constate que dans 95% des cas de vols d'autoradio, la porte de la voiture était fermée à clef. La police recommande donc de laisser les voitures en stationnement ouvertes afin de réduire les risques de vols.

Florilège d'articles, dans lesquels on se demande qui est le plus génial, le journaliste qui résume l'étude, ou le chercheur qui l'a pondue :
> Les jeux vidéos, danger pour les adultes ? (Le Figaro/AFP)
> Les jeux vidéo risqués pour la santé des adultes (i7sur7)
> Pas de jeux vidéo pour toi, papa, c'est mauvais ! (DH.be)
> Les jeux vidéo encore pointés du doigt : dépression et obésité (France Soir)
> Les joueurs adultes de jeux vidéo souvent tristes et en surpoids (Reuters)
> Les jeux vidéo favorisent la dépression (Cyberpresse.ca)

15 août 2009

Grand jeu

Un adolescent de 16 ans a tué hier les quatres membres de sa famille.

Combien de temps s'écoulera t-il avant qu'un journaliste ne signale que l'adolescent en question jouait aux jeux vidéo ?

22 juil. 2009

Bande d'ados boutonneux scotchés

http://pierrepincemaille.fr/wp-content/uploads/2009/03/le-monde-logo.jpg
Remercions les journalistes du Monde pour un nouvel article d'un très grand professionnalisme concernant les jeux vidéo. Pour Cécile Ducourtieux et Guillaume Fraissard, éminents journalistes, les joueurs de jeux vidéo purs et durs sont des "ados boutonneux capables de rester scotchés devant leur console toute la nuit à éliminer des monstres dans un monde virtuel vaguement inspiré de Tolkien".

Cette description qui retranscrit parfaitement la réalité ne peut être que le fruit d'un travail d'investigation très poussé et d'une rigueur journalistique hors du commun. C'est rassurant de savoir que la presse nationale est entre les mains de professionnels sérieux et compétents.

Accessoirement, on apprend dans le mini-descriptif de l'article, visible par le flux RSS, que Guitar Hero est un jeu créé par Microsoft. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle sur le site officiel du jeu, on voit les logos d'Activision et de RedOctane, mais pas celui de Microsoft. J'attends impatiemment l'article du Monde dans lequel on nous révèlera que la Twingo est une voiture Citroën ou que la trilogie du Seigneur des Anneaux a été écrite par Isaac Asimov.

9 juin 2009

Le plus grand visionnaire du monde

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/03/28/acd09f90-fcae-11dc-88fc-43e7f35ae075.jpg

"La télé, l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, internet, les jeux vidéo... Tout ça, c'est un calcul politique, fait pour que les gens restent chez eux et consomment."
Patrick Sébastien, mai 2009, TV Envies.

18 avr. 2009

La pétanque rend épileptique, jouez aux jeux vidéo

http://files.fluctuat.net/IMG/jpg/col-5.jpg
Un très bon article sur Fluctuat.net, qui m'a été signalé par une certaine Marie.
> De Columbine à Winnenden : Le jeu vidéo comme bouc émissaire

Dommage que cet article oublie juste un détail : les jeux vidéo ça rend violent.

18 mars 2009

59% des études sur la violence et le jeu vidéo sont idéologiques


Article lu sur jeux-video.com : 59% des études sur la violence et le jeu vidéo sont idéologiques
Les Professeurs Christopher Ferguson et John Kilburn lancent une nouvelle analyse des liens entre jeux vidéo violents et violence réelle. Plus précisément, c'est de la façon dont les études sont menées qu'ils parlent, cherchant à démontrer que la plupart sont orientées par une idéologie politique et donc faussées, et que celles faisant usage d'une approche scientifiquement plus recevable et qui ne parviennent pas à prouver de liens, sont passées sous silence.

Pour eux, chercher à prouver que les jeux vidéo poussent à la violence est devenu une quête politique et idéologique qui a entraîné un plus grand nombre d'analyses de ce média au détriment des autres, le plus souvent par le biais d'une méthodologie douteuse. On retiendra notamment le fait que la façon de constater les actes de violence est fréquemment mal définie, ce qui rend extrêmement simple le fait de l'associer à la pratique vidéoludique. Ce que n'importe quel étudiant en sciences humaines amateur de jeux vidéo a déjà pu constater de lui-même. Quand on ne s'impose pas de définitions strictes et de méthodologie rigoureuse, on peut facilement valider sa théorie de départ et faire briller la caution scientifique. On voit ça en première année.

Voici en vrac leurs constats : :

  • - Ces 10 dernières années, on compte plus d'études sur le jeu vidéo que sur les autres médias.
  • - Seulement 41% de ces études utilisent des méthodes viables et standardisées de mesure de la violence.
  • - Ces méthodes de mesure peu fiables de la violence tendent à faire apparaître des effets maximisés en permettant aux chercheurs de choisir les faits qui valident leurs théories.
  • - Plus les méthodes de mesure se rapprochent des faits, moins l'impact du jeu vidéo semble évident.
  • - Le choix d'études de type expérimental (courtes et en labo et non en conditions réelles) tend également à tronquer les résultats et à s'éloigner une fois de plus de mesures satisfaisantes des comportements violents.
  • - Il n'y a toujours aucune preuve que les jeux vidéo ont un impact supérieur aux autres médias sur les tendances violentes.

Leur conclusion est simple : la théorie selon laquelle les médias violents conduisent à des actes violents est pour l'heure irrecevable et ne constitue pas un sujet de santé publique. Les deux chercheurs rajoutent que seul un opportunisme politique peut expliquer pourquoi cette question reste d'actualité alors même que la plupart des études citées doivent plus à l'idéologie qu'à l'objectivité.

Oui bon d'accord. Mais il ne faut quand même pas oublier que des collégiens Japonais se suicident par dizaines à cause des jeux vidéo, ou encore que les jeux vidéo sont la source de nouvelles maladies menaçant l'espèce humaine. Et je ne parle même pas des enfants de 5 ans qui poignardent frères et soeurs pour avoir été privé de Nintendo DS.

3 mars 2009

A mort les jeux vidéo

Aliens are not ugly
Fig. 1: Représentation allégorique des jeux vidéo prenant le contrôle de l'humanité

Nouveau scandale dans le monde souterrain et ténébreux des jeux vidéo ! Un petit garçon de cinq ans poignarde sa sœur de dix ans parce que celle-ci a refusé de lui prêter sa console.

Le journal télévisé de M6, le prestigieux 6 Minutes, a produit un reportage de fond d'environ 30 secondes dimanche soir au sujet de cette sombre affaire.

La voix-off expliquait les évènements, à savoir : "un petit garçon de cinq ans poignarde sa soeur de dix ans parce que celle-ci a refusé de lui prêter sa console". Pendant ce temps, de terribles images illustrant parfaitement cet évènement défilent. Première séquence : des gens qui jouent à Wii Sport. Deuxième séquence : des images d'un jeu vidéo de catch. Troisième séquence : des enfants qui jouent à Wii Sport. Fin du reportage.

Bien entendu, on aurait pu montrer des images de couteaux de cuisine (comment se fait-il qu'un enfant de cinq ans ait accès à des couteaux de cuisine ?) ou des images d'enfants violents (comment se fait-il qu'un enfant de cinq ans décide de poignarder sa soeur ?), mais la véritable cause de cette affaire, les journalistes de M6 ne s'y sont pas trompés (ce sont des professionnels, comme ceux du Monde qui n'hésitent pas à dénoncer le risque de maladie lié à la manipulation d'un joypad), c'est bel et bien ces diaboliques jeux vidéo, créés par Hitler en personne.

Aujourd'hui, un rebondissement surprenant se produit : le garçon aurait expliqué aux gendarmes avoir cru que le couteau était un jouet et non un vrai. Les jouets en forme d'armes pourraient-ils donc être en partie en cause dans cette affaire ? Non, bien entendu que non. Puisqu'on vous dit que ce sont les jeux vidéo. Arrêtez d'essayer de changer de sujet.

Je résume donc ce dont les jeux vidéo sont responsables si on se base sur les preuves accablantes de ces sept derniers jours :
- les jeux vidéo ont entraîné l'apparition d'une nouvelle maladie qui menace tous ceux qui touchent à une manette
- les jeux vidéo transforment les gentils enfants de cinq ans en bêtes sanguinaires adeptes des armes blanches, si possible utilisées sur des membres de la famille proche

J'attends avec impatience le prochain épisode. Qui pourrait être le suivant : un chauffard tue trois piétons, il roulait avec une XBox360 dans le coffre de sa voiture ! Ou encore : un retraité tue son chat avec de la mort aux rats après lui avoir crevé les yeux avec une fourchette ; il habitait au-dessus de l'appartement d'un collectionneur de cartouches Nintendo !

> Pour en savoir plus sur les effets des jeux vidéo sur les enfants, regardez cette vidéo, juste après 9min20

27 févr. 2009

AgoraVox : enfin un média qui traite le sujet des jeux vidéo sérieusement

[Article également proposé à la publication sur AgoraVox - Sera-t-il publié ? Mystère...]



"Abuser de la PlayStation rend malade". L'information est sérieuse : c'est l'Equipe AgoraVox elle-même (et pas un simple contributeur amateur tel que moi) qui nous l'apporte par un article datée du 26 février 2009.

AgoraVox, "le média citoyen", la nouvelle façon de produire et diffuser l'information, ne tombera pas dans les travers des médias traditionnels, qui - depuis que le jeu vidéo est populaire - met en avant le moindre fait divers pour souligner à quel point ce loisir est dangereux.

Le média citoyen n'utilisera pas les artifices employés dès le début des années 90, avec la fameuse affaire de l'épilepsie : le diabolique Super Mario est responsable d'un nouveau problème de santé publique, des centaines de milliers de jeunes dans le monde sont menacés de mort par crise d'épilepsie. L'affaire fait la une des journaux télévisés, trop contents de trouver enfin un nouveau sujet pour faire peur à leurs chers téléspectateurs tout en les confortant dans leurs préjugés négatifs sur un sujet donné - en l'occurrence celui des jeux vidéo, ce phénomène culturel d'autant plus néfaste qu'il vient de l'étranger et qu'il intéresse majoritairement les jeunes, ces fous irresponsables qui ne pensent qu'à s'amuser.


Cet individu est plus dangereux que le tabac et les fusils de chasse réunis

En 2004, cette haine des médias de masse pour les jeux vidéo amène la très sérieuse France 2 a diffuser dans son journal de 20 heures un reportage minutieusement préparé : 147 collégiens japonais se sont suicidés en avalant des poches de silicone, suite au report de la date de sortie du jeu vidéo Dead or Alive Online. L'affaire est tellement plausible (les Japonais adorent se suicider, et les fans de jeux vidéo sont tous de dangereux déséquilibrés mentaux) que les journalistes de France 2, en grands professionnels, ne prennent pas la peine de vérifier l'information. Il sera rapidement établi que tout était faux, mais le vrai, le faux, tout ceci est tellement subjectif, ça n'a pas grande importance pour un journal télévisé.


L'affaire du suicide collectif au silicone - Retour sur un grand moment de télévision (et son décryptage)

Dans le même ordre d'idée, les plus respectables institutions garantes de l'information n'hésiteront pas à signaler, à chaque fois qu'un meurtre se produit, si l'assassin avait joué aux jeux vidéo dans les 3 ans qui ont précédé l'acte criminel. Bon, il a également peut-être mangé des épinards la midi, acheté des chaussures le mois précédent ou même regardé un journal télévisé la veille de la tuerie, mais s'il est devenu un dangereux psychopathe en 2008 c'est tout simplement parce qu'il a fait une partie de Street Fighter 2 en 1994. Pas à cause des épinards, des chaussures ou du journal télévisé.

Non, AgoraVox, contrairement aux journaux télévisés des grandes chaînes généralistes, n'utilisera pas un évènement ponctuel sans aucune valeur statistique pour donner l'impression d'un danger généralisé.

Le média citoyen écrirait-il que le tennis est un sport à risque si un adolescent amateur de raquette se foulait une cheville lors de son entraînement du mercredi après-midi ? Certainement pas. Pas plus qu'il ne nous annoncerait que les légumes verts sont mauvais pour la santé, suite à l'hospitalisation d'une personne qui se nourrissait exclusivement de choux de Bruxelles depuis deux ans.

Donc non, si l'Equipe AgoraVox nous dit que la PlayStation rend malade, ce n'est certainement pas parce qu'une seule et unique joueuse de 12 ans, quelque part en Suisse, a une inflammation des mains à force d'avoir joué plusieurs heures par jour.

Si AgoraVox titre qu'abuser de la PlayStation rend malade, c'est que, diantre, ça doit être du sérieux. Il s'agit probablement des résultats d'une étude épidémiologique menée depuis 15 ans auprès d'un panel mondial de plusieurs milliers de joueurs, suivis par des chercheurs et médecins renommés, dans le cadre d'un protocole rigoureux permettant d'isoler totalement le jeu vidéo des autres facteurs de risques.

Comment ? Ah, on me fait signe que finalement si, il s'agit bien d'un article au titre raccoleur et simpliste dont l'unique effet est d'entretenir le climat de méfiance autour des jeux vidéo, par l'instrumentalisation d'un fait isolé.

Bon, c'est dommage. La prochaine fois peut-être ?


Attention : avant de toucher cet objet, mettez des préservatifs sur vos doigts.



Post-scriptum : sur le même sujet (cette joueuse de 12 ans qui a des ampoules à force de tenir sa manette de PlayStation) Le Monde fait encore plus stupide qu'AgoraVox au niveau du titre de son article : Une fillette victime d'une nouvelle maladie liée aux jeux vidéo

Donc :
1. Les ampoules sont une maladie.
2. Les ampoules n'existaient pas jusqu'en 2009.
3. Les jeux vidéo sont la cause de l'apparition de ce nouveau fléau.

Merci Le Monde. Ca c'est du grand journalisme.

13 févr. 2007

J'aime bien quand un journaliste parle de jeux vidéo

Souvent, quand un journaliste qui n'est pas spécialisé dans les jeux vidéo parle de jeux vidéo, ça tourne autour de la violence.

Par exemple dans cet article de 01Net intitulé "Les jeux vidéo violents c'est bon pour la vue", il est question en réalité d'une étude qui démontrerait que les jeux vidéo d'action (où il y a beaucoup d'éléments à l'écran à gérer simultanément) améliorent les capacités visuelles des joueurs. Pourquoi le journaliste a-t-il cru bon de remplacer "jeu d'action" par "jeu violent" dans son titre ?

Quelques exemples de jeux d'action (c'est-à-dire où il faut réagir vite en fonction de nombreux stimuli notamment visuels, et qui correspondent donc à l'étude en question) non violents (j'entends par "non violent" : où on n'incarne pas un mec qui tue ou tabasse d'autres mecs) :
  • Tous les "rythm games" (où en plus des indices sonores il y a des indices visuelles qui s'enchaînent souvent très rapidement)
  • Tous les jeux de courses (sauf ceux où les collisions ont un rôle important, comme les jeux de stock-car : c'est beaucoup trop violent ma pauvre dame)
  • La plupart des jeux de stratégie en temps réel
  • Quelques jeux au concept original comme Trauma Center sur DS (et bientôt sur Wii)
Tiens, dans le même esprit, tant que je suis là. Dimanche soir sur M6 il y avait Zone Interdite, émission spéciale violence. Un psychanaliste était invité pour commenter la violence pendant les manifs anti-CPE de l'année dernière.

Le psychanaliste dit : "Depuis vingt ans on glorifie l'humiliation, y a qu'à regarder les émissions de télé-réalité, les jeux vidéo. Tout tourne autour de l'humiliation, il ne faut pas s'étonner que les jeunes soient violents." (c'est en gros le contenu de ses propos ; ce qui est certain à 100% il a très clairement cité la télé-réalité et les jeux vidéo comme des illustrations de l'humiliation entretenue auprès des jeunes).

Incroyable non ? Je veux bien admettre que la télé-réalité soit vue comme un système où les perdants sont humiliés parce qu'ils sont sortis du loft comme des gros losers (même s'ils sortent la tête haute, et qu'à l'extérieur tu verras c'est que du bonheur, restez comme vous êtes surtout ne changez pas, de toutes façons dans six mois on va tous se retrouver pour faire du cheval tous ensemble dans la montagne), mais les jeux vidéo, quel rapport ?

Il parle forcément des jeux multijoueurs (à moins que d'humilier une Master System en finissant Alex Kidd in Shinobi World en 3 jours ça compte), mais même là j'ai du mal à voir le rapport. C'est parce qu'il y en a qui gagnent et qu'il y a qui perdent ? Ah ouais d'accord. Un peu comme dans tous les jeux à plusieurs depuis l'invention des jeux il y a plusieurs millénaires, en fait. Un peu comme dans tous les sports.

Donc je corrige ce gros nul. "Depuis des millénaires on glorifie l'humiliation, y qu'à regarder les matchs de jokari, les jeux d'échec, les osselets. Tout tourne autour de l'humiliation, il ne faut pas s'étonner que les jeunes soient violents."

Voilà, là c'est mieux.
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